Week-end lecture : Kinderzimmer

 

 

Oui je sais, je suis très en retard pour vous présenter la lecture du week-end mais mieux vaut tard que jamais, non ?

 

Cette semaine, j’ai lu Kinderzimmer de Valentine Goby. Le sujet me rebutait mais je devais bien l’ouvrir puisqu’il fait partie de la selection des livres en compétion pour le prix des libraires en Seine.

 

kinderz.jpg

 

 

Quatrième de couverture:

 

“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?

– Je ne sais pas.

– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.

Mila se retourne :

– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?

– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

 

Mon avis:

 

Lorsqu’il est question des camps de la mort autant vous dire que je passe mon chemin. La misère et la cruauté ne font pas partie de mes plaisirs littéraires. Ce livre aura eu l’avantage de me faire découvrir un aspect auquel je n’avais jamais pensé, la maternité dans l’enfer concentrationnaire. Je n’avais pas envisagé que des femmes puissent mener à terme ou presque une grossesse dans de telles conditions. Parrallèlement au roman de Valentine Goby, je suis tombée sur un article dans l’Express relatant le témoignage de trois bébés survivants du camp de Mauthausen. Durant soixante-cinq ans chacun a ignoré l’existence des deux autres. Ils sont peu nombreux ces enfants nés dans les camps mais pourtant ils sont vivants.Quelques enfants cachés, plus solides que les autres, nés quelques semaines avant la libération du camp.Le roman de Valentine Goby lui a été inspiré par un témoignage d’un de ces rares rayons de lumière au milieu de la nuit nazie. Un roman dur mais surtout un roman de resistance et d’espoir.

 

A l’heure où j’écris ce billet, j’apprends que Kinderzimmer vient de recevoir le Prix des libraires 2014

 

 

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2 commentaires pour Week-end lecture : Kinderzimmer

  1. Christine dit :

    Bonjour, Merci pour cet article. J’ai lu ce livre, sur un sujet assez glaçant, ce que traduit bien son écriture, et effectivement méconnu. Je ne connaissais pas cet auteur, à recommander selon moi !

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  2. Cathy dit :

    Bienvenue Christine, le sujet de Kinderzimmer et la façon dont il est traité ne sont pas étranger au prix que l’auteur vient de recevoir. Elle met en lumière un aspect méconnu.

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