Week-end lecture : féroces

Comme chaque samedi depuis maintenant quelques mois, je vous propose une lecture. Généralement celle qui a occupé ma semaine. Cette fois-ci c’est un livre un peu plus ancien car je suis en pleine lecture d’une sélection des romans qui sortiront à la rentrée de septembre et dont bien sur je me garderais bien de vous dévoiler les titres.Voici ma contribution au défi week-end lecture proposé par Virginie B.

Cette semaine je vous présente Féroces de Robert Goolrick

Week-end lecture : féroces

Quatrième de couverture:

 

 

Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C’étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l’esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c’était la seule chose qu’ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d’ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker. Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l’extérieur de ce qui se passe à la maison. A la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick étaient féroces

Mon avis:

 

Il y avait longtemps qu’un livre ne m’avait pas bouleversé autant. Personne ne sort indemne d’une telle lecture. Robert Goolrick y raconte son enfance avec élégance et lucidité au sein d’une famille à la F.S.Fitzgerald. On brille en société, on s’écharpe en famille. Alcooliques mondains et parents incompétents, le paraitre est la norme chez les Goolrick. Une enfance fracassée dont on découvre le secret sur quelques lignes au trois quart de la lecture et qu’on ne peut s’empêcher de relire pour s’assurer d’avoir bien compris tant la violence y est féroce. C’est le récit d’un auteur détruit par le désamour, la violence et la recherche de reconnaissance de ses parents. Jamais larmoyant, parfois drôle ou caustique, ce qui permet au lecteur de reprendre son souffle, Féroces est un roman d’une force qui tord les tripes jusqu’à la dernière page. On en sort groggy, balancé dans les cordes.  Un chef d’oeuvre.

Comment ont-ils fait pour continuer, sachant ce qu’ils savaient, et chacun sachant ce que l’autre savait ?

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4 commentaires pour Week-end lecture : féroces

  1. MHF dit :

    Faut il avoir eu une enfance difficile et l’écrire pour devenir écrivain ? C’est un sujet un peu récurent pour moi en ce moment je trouve… Je viens de finir "Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?" Je vais faire une pause Mais merci de ton conseil….

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  2. Cathy dit :

    Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Cela tendrait à dire que tous les ecrivains sontdes névrosés. Dans le cas présent l’auteur à cherché un exutoire qui, il le dit lui même, n’a pas fonctionné.

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  3. virginie B dit :

    tu me donnes envie en tous les cas !

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  4. Cathy dit :

    Alors je suis ravie !

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