Back up

Il est assez rare que j’écrive une chronique sur mes lectures tant je ne trouve jamais les mots justes pour décrire les émotions que j’ai ressenti. Il m’est plus facile de chroniquer un livre que je n’ai pas aimé qu’un livre qui restera gravé dans ma mémoire.

Je fais toutefois quelques exceptions quand le livre que je viens de terminer me manque déjà et que j’ai un peu de mal à quitter l’histoire et à me remettre du plaisir que j’ai éprouvé à sa lecture.

C’était le cas pour la musique du diable, delirium tremens ou encore dommages collateraux dont vous pouvez trouver mon avis ici même et que je vous encourage vivement à lire.

Voici donc qu’un petit nouveau fait son entrée au panthéon de mes coups de coeur littéraires.

 

Back up est trop souvent classé dans la catégorie polar mais c’est plus que ça. Bien qu’il y ait des morts suspectes, une enquête et des personnages inquiètants, ce que je retiens de ce roman c’est l’histoire d’une génération en pleine explosion créative. Celle des sixties. Paris, Londres, Berlin, les paradis artificiels, les clubs londoniens où on tapait le boeuf avec Jeff Beck ou Eric Clapton, la philosophie beatnik, les semaines d’éveil à coup de pilules, le Vietnam, la guerre froide et du son, du rock, de la pop et toute la liberté véhiculée par cette énergie du désespoir.

Difficile de résumer un sujet aussi fouillé, un méticuleux travail de recherche et une galerie de personnages qu’on aimerait rencontrer, enfin pas tous…

 

2010, un SDF se fait faucher par une voiture à la sortie de la gare du midi à Bruxelles. Le type se retrouve enfermé dans son corps, sans autre moyen de communication que ses paupières. La seule chose dont est capable X Midi (puisqu’il faut bien l’enregister sous un nom), c’est se souvenir pour nous raconter son histoire qui débute le jour de sa naissance en 1945, le jour où Hiroshima fût rayé de la carte.

L’ histoire peu ordinaire d’un musicien passionné qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment en 1967 à Berlin. Le soir où il effectue un back up pour le groupe de rock Pearl Harbor dans un studio privé et dont chaque membre va mourir dans les semaines qui suivent l’enregistrement.

Cavale, complot planétaire, paranoïa, errance avant de finir en locked-in syndrome dans une clinique belge confié aux bons soins d’un kinésithérapeute qui tente de sortir son patient de sa prison de chair et d’os, millimètre après millimètre.

 

Tous les amoureux des sixties et de bonne musique sont invités à se régaler de la lecture de ce roman de Paul Colize, génial auteur belge que j’ai découvert lors de mes escapades curieuses dans le monde du roman noir.

 

 

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Et cerise sur le gâteau une couverture superbe, non ?

Et si vous n’avez toujours pas envie de lire le livre, nous n’avons plus rien à nous dire !

 

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3 commentaires pour Back up

  1. Carine Boulay dit :

    Tout comme toi j’ai adoré … un coup de coeur pour moi cette année ! http://lenoiremoi.overblog.com/search/back%20up/

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  2. Cathy dit :

    Merci Carine, je vais aller lire ta chronique, Paul Colize mérite tout le bien qu’on en écrit 

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  3. MHF dit :

    Je le note sur ma liste 😉

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