Le Sel de la vie

 

 

« Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. »

Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.(Ed. Odile Jacob)

 


Hier soir, comme tous les jeudis soir, je me suis installée dans mes coussins pour suivre, avec gourmandise, mon émission favorite : La Grande Librairie.

J’y ai découvert une femme qui m’a particulièrement interessée. Cette femme c’est Françoise Héritier éminente anthropologue, professeur honoraire au collège de France.

Elle a quitté, le temps d’une correspondance, l’univers scientifique qui a nourri son remarquable parcours pour s’interroger sur ce qui fait que chacun de nous est ce qu’il est et surtout ce que chacun retient dans son existence propre. 

Ces instants forts, tendres, douloureux ou extatiques, elle en a fait une liste non exhaustive qu’elle a rassemblé dans un petit recueil intitulé : Le Sel de la vie.

 

Alors je me suis demandé ce qui avait fait et faisait le sel de ma vie et j’ai eu envie d’en remplir une salière dont voici quelques grains :

 

Mes bottes achetées il y a 15 ans et sans lesquelles je ne me sens pas sur le bon chemin.

 

Le premier signe que mon bébé m’a fait lors d’une séance au cinéma. Comme une chatouille dans le bas de mon ventre.

 

Le coup de masse à l’annonce de la trahison.La démolition de notre édifice.

 

Le sentiment de paix quand mes bras entourent les épaules de Papa.

 

L’instant sur la patinoire où j’ai réalisé que j’étais à New York .

 

L’odeur dans le pli du coude de ma mère où j’allais fourrer mon nez.

 

Le combat contre la douleur d’un enfant.

 

La chute vers le néant au fond de mon lit.

 

Un pique-nique avec Papa au lac noir, au pied du Matterhorn, nous étions seuls au monde.

 

Quelques accords de blues qui me tire quelques larmes d’extase.

 

Des phrases que j’aurais aimé ne jamais lire.

 

L’éclipse totale de soleil le 11 août 1999.

 

L’odeur dans l’épicerie de mon enfance, l’Orient.

 

Le sentiment d’utilité quand j’aide à se sentir mieux…

 

 

 

9782738127549

 

 

 

 

Et pour vous, c’est quoi le Sel de la vie ?

 

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3 commentaires pour Le Sel de la vie

  1. MHF dit :

    Cela demande reflexion… Bel article, merci…

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  2. Le sel de la vie, je n’écris que là-dessus, c’est la seule chose qui m’intéresse. Est-ce que ce « sel de la vie » ne ressemblerait pas (et c’est pas grave, hein, chaucn son sel…) à la « première gorgée de bière » ?

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  3. Cathy dit :

    La première gorgée de bière (et autres plaisirs minuscules) ne retient que les bons moments. Le Sel de la vie énumère les moments qui font notre vie, bons mais aussi douloureux.

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