Un nommé Peter Karras

 

Il y a quelques semaines, Pierre Faverolle m’a proposé de participer à une lecture commune autour d’un livre qu’il avait choisi. 

Je ne connaissais ni le livre, ni l’auteur mais à la lecture du 4e de couverture, j’ai accepté l’invitation.

 

Grand prix du roman noir étranger du festival du film de cognac 2001, « Un nommé Peter Karras » de Georges P. Pelecanos nous emmène dans les quartiers populaires de Washington D.C dans les années 40.

 

On y croise une bande de gamins d’émigrés grecs, italiens, irlandais et chinois qui, pour tuer le temps et la misère jouent les jeunes caïds face aux noirs des quartiers nord de la ville.

Très vite l’histoire rattrappe ces jeunes en quête d’aventure en les envoyant sur les différents fronts de la seconde guerre mondiale où chacun trouve l’occasion de se frotter à ses peurs et son destin.

Ceux qui sont revenus de l’horreur, reprennent peu à peu leur place dans le quartier. Boyle l’irlandais, entre dans la police, Angelos le grec intègre l’affaire familiale tandis que les deux meneurs, Pete Karras le grec et Joey Recevo l’italien flirtent avec la pègre locale.

Après un passage à tabac entre truands, Pete perd l’usage d’une jambe et l’amitié de Joe. Marié et jeune père, il décide de se ranger et devient cuistot dans un restaurant minable de la communauté grecque dont il est issu.

Malgré sa discrétion mais sa faiblesse pour les femmes, le passé de Pete refait surface surtout quand un cinglé se met à éventrer des prostituées aux quatres coins de la ville.

 

Pete Karras

 

 

J’ai adoré ce roman qui m’a parfois rappelé le chef d’oeuvre cinématographique de Sergio Leone « Il était une fois en Amérique ». Ces destins croisés de gosses des rues. J’ai aimé cette époque où les truands se faisaient un devoir d’être tirés à quatre épingles. Costard chic et chaussures cirés.

J’ai aimé la solidarité de ces familles d’immigrés liées par le sang mais surtout par la terre qu’ils ont quittés dans l’espoir de faire fortune.

Ce thriller, c’est une ambiance, une époque, des amitiés sincères et floues, troublées par le nuage de fumée de cigarettes omniprésent, oppréssant, les airs de Boogie Woogie cette musique noire naissante et la fièrté de ces immigrés européens au sang chaud.C’est une histoire pleine de testostérone et un excellent préambule à qui veut s’initier à la langue grecque avec ses expression savoureuses.

 

Yasou, re !

 

 

Un nommé Petter Karras de Georges P. Pelecanis est édité chez Policier Points – 7.80 €

 

 

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8 commentaires pour Un nommé Peter Karras

  1. Raquel dit :

    Ah bé oui, ça me donne envie d’aller me coucher avec Peter moi aussi !!! 😀

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  2. Cathy dit :

    Ah tu vois maintenant pourquoi j’ai partagé quelques nuits avec lui  

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  3. Zette dit :

    Wow! ça c’est de la belle critique:) Ptain, bravo!

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  4. Cathy dit :

    Ah ben grand merci alors ma Zette parce que la critique est un exercice dans lequel je ne me sens pas du tout à l’aise. J’ai trainé les pieds avant de l’écrire celle-là.

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  5. MHF dit :

    Tu me donnes envie de le lire même si ce n’est pas mon genre favori i Je garde le nom pour mon prochain passage chez le libraire, merci.

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  6. Cathy dit :

    si j’ai convaincu de serait-ce qu’une personne, j’ai réussi ma mission.  Merci MHF, tu verras, tu ne seras pas déçue.

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  7. Sister dit :

    Tu peux être fière : je suis moi aussi convaincue !

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  8. Cathy dit :

    Ouais mais toi je te ferais lire un botin 

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